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Salon du Bourget : Quels sont les horizons de l’aviation ?  

Avion sur un tarmac

Vous faire prendre de l’altitude. C’est la promesse de la 54eme édition du Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace (SIAE) . 

7 jours ( du 19 au 25 juin – 4 pour les professionnels et 3 jours ouverts au grand public) qui regrouperont l’ensemble des acteurs de l’industrie autour d’innovations technologiques. De la Chine aux Etats Unis, en passant par l’Europe, ce sont 49 pays et 2 453 exposants que vous pourrez retrouver, annonce leur site. Les starts Up y ont aussi leurs places, pour se tourner vers un horizon nouveau. Au programme, des stands, des présentations de maquettes et de prototypes que vous trouverez peut-être un jour dans les aéroports, et des show aériens. 

Un secteur qui se rétablit

Ce nombre d’exposants montre un intérêt important. Prenant place tous les deux ans, l’édition 2021 avait dû être annulé à cause de la pandémie. Une pandémie qui avait impacté l’évènement mais qui avait mis à terre tout le secteur. 

L’Iata (International Air Transport Association – Association Internationale du transport aérien) s’est réunie en Assemblée Générale à Istanbul début juin. Conclusion : Les compagnies aériennes s’attendent à transporter 4,35 milliards de passagers dans le monde cette année.

Avec un essor à venir, les commandes se multiplies auprès des fabricants. L’AFP a annoncé le 19 juin 2023, premier jour du salon, qu’Airbus avait vendu 500 avions à la compagnie Indienne Indigo. « Tout simplement le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation commerciale ». Boeing leur fait concurrence sur le marché. Air India commanderait elle 300 avions Boeing et on évoque déjà le partage entre les deux avionneurs d’une commande de 600 avions de Turkish Airlines. 

Entre enjeux climatiques et essor de l’industrie aérienne

1 % des personnes seraient à l’origine de 50 % des émissions mondiales de l’aviation. Les jets privés font polémiques.  Entre 1940 et 2018, la part des émissions de CO2 dues à l’aviation dans le monde est passée de 0,7 % à 2,65 %. 

« Le futur de l’aviation est dans sa décarbonisation. Engageons-nous pour sa réussite ! » twitte Clément Beaune, Ministre des transports, le 19 juin. Récemment, la France a supprimé certains vols intérieurs de courte durée, si une alternative de liaison ferroviaire directe de moins de 2 heures 30 est possible. 

Le site d’Airbus en est une preuve : l’aviation change et se donne de nouveaux objectifs. Une aérospatiale durable et solidaire, une observation terrestre par satellite pour calculer, par exemple la fonte des glaces et permettre une recherche sur le changement climatique. Au salon, Airbus présente l’Ecopulse : un avion hybride. On inscrit l’aviation dans une électrification progressive. 

L’Europe s’est lancée dans un programme : « destination 2050 ». Pour réduire les émissions de CO2 en Europe, et montrer l’exemple au monde. Nous savons que le nombre de passager va augmenter dans les années à venir. Réduire l’empreinte carbone par passager est donc nécessaire pour répondre aux enjeux écologiques. D’ici 2030, les émissions nettes de CO2 des vols intra-européens seraient réduites de 55 % par rapport aux niveaux de 1990. 

S’appuyant sur l’Accord de Paris et le Green Deal européen, il prévoit que tous les vols à l’intérieur et au départ de l’UE, du Royaume-Uni et de l’AELE réaliseront des émissions nettes de CO2 nulles d’ici 2050. 

Pour répondre à ces besoins, plusieurs pistes sont engagées : Une nouvelle génération d’avions qui consomme de 20 à 25% de carburant en moins arrive. Des avions hybrides, électriques ou hydrogènes.  L’utilisation d’un carburant d’aviation durable d’origine non-fossile. Les solutions sont multiples.

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